Mémoire technique : nos conseils pour bien le rédiger

19/10/2017

Dans le cadre d’une réponse à un appel d’offres, le mémoire technique est un document d’une importance capitale. Steve Ciré, co-fondateur du site  http://le-veilleur.fr/, nous donne ses conseils pour le concevoir de manière efficace – et éviter les erreurs.

Conseil n°1 : répondre au cahier des charges

Le cahier des charges donne au soumissionnaire un cadre précis qui détaille la réponse attendue. Reprendre ses éléments, point par point, est absolument indispensable. L’acheteur comprend ainsi que son besoin est bien analysé, compris, et qu’il trouvera une réponse conforme à ses attentes. Par conséquent, le mémoire technique doit être personnalisé. De plus, il doit être rédigé par un chargé d’affaires connaissant bien l’objet du marché, et qui est à même d’en maîtriser les aspects techniques.

Conseil n°2 : concevoir son mémoire technique comme un argumentaire commercial

Le mémoire technique ne doit pas être un recueil d’éléments techniques avec des données. Il entre dans le cadre d’un processus de vente, qui est très différent du privé : tout se fait par écrit, et non à l’oral. C’est en effet la seule manière, dans le cadre d’un appel d’offres, de vous démarquer auprès de l’acheteur. Il faut donc anticiper sur les questions que celui-ci pourrait se poser. L’argumentation doit de ce fait être clairement exposée, personnalisée, et c’est elle qui justifie également vos tarifs.

Conseil n°3 : démontrer son expertise

Le mémoire technique étant aussi, voire surtout, un document commercial, la prise de parole y est celle de l’expert. La réponse à chaque point du cahier des charges doit être expliquée et argumentée, en y indiquant les moyens et compétences que vous mettrez en œuvre pour la bonne exécution du marché.

Pour motiver l’acheteur à sélectionner votre entreprise pour le marché, il faut le rassurer et lui donner confiance : parlez de votre société, de ses certifications, qualifications, références.

Conseil n°4 : détailler sa méthodologie

C’est sans doute la partie la plus délicate à traiter dans un mémoire technique car c’est ici que l’acheteur doit être convaincu que le déroulement du marché sera maîtrisé. Expliquez de quelle manière vous allez exécuter, contrôler et livrer la prestation. N’omettez pas de préciser les points relatifs à la sécurité sur le chantier, la gestion des éventuelles nuisances (sonores ou environnementales), etc. Sans oublier le volet social, s’il est exigé dans le cadre du marché.

Conseil n°5 : soigner la forme autant que le fond

Un document mal présenté peut être un frein important pour l’acheteur au moment de choisir le prestataire. L’image de l’entreprise peut être altérée, et la compréhension du document risque de poser problème.

Pour un mémoire technique clair et bien agencé, il faut soigner :

  • La mise en page : incluez un sommaire, des titres, découpez votre contenu en paragraphes, insérez des pages intercalaires, etc.
  • La charte graphique : utilisez des styles, typographies et habillages du document en adéquation avec votre identité visuelle existante.
  • L’homogénéité : n’incluez pas de plaquette commerciale dans le déroulé de votre document, mettez en annexe les fiches produits en PDF que vous avez évoquées dans votre argumentaire, etc.
  • Le support : choisissez le bon logiciel selon le besoin (pas de planning en format Word par exemple).

Et bien entendu, comme le mémoire technique doit être personnalisé, bannissez le copié-collé !

 

En appliquant ces conseils, votre mémoire technique aura un impact fort sur l’acheteur et donc sur son choix final. Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à nous contacter !

 

Télécharger et imprimer l'article

Toute l'actualité Commande Publique